Avant le clip qui va arriver prochainement, je vous propose un 1er teaser du titre :
Il jouait du blues - paroles : Jimmywoolf
[Verse 1]
Il jouait du blues le soir
Dans ce vieux piano-bar
À l’adresse de clients
Qui, soit dit en passant
Ne l’écoutaient pas, non...
Ne l’écoutaient pas.
Ils s’enivraient d’alcool
De tabac, de paroles
Ignorant le poète
Et ses notes discrètes.
[Chorus]
Il jouait du blues le soir
Seul face à son miroir
Lui se saoulait de musiques
Sur ses accords magiques...
Il jouait du blues d’ivoire
Pour ne pas perdre espoir
Trempant les airs de sa pauvre vie
Dans l’encre noire de l’oubli.
[Verse 2]
Devant lui un verre Le reflet de sa misère
Il s’évadait comme il pouvait
Cherchant l'accord parfait...
Et c’est pourquoi tous les soirs
Il revenait dans le noir
Offrir son âme en silence
À leur totale indifférence.
[Chorus]
Il jouait du blues le soir
Seul face à son miroir
Lui se saoulait de musiques
Sur ses accords magiques...
Il jouait du blues d’ivoire
Pour ne pas perdre espoir
Trempant les airs de sa pauvre vie
Dans l’encre noire de l’oubli.
[Bridge]
Soudain les touches deviennent de l'or
Il frappe les notes encore plus fort
Pour couvrir le bruit...
des verres qui traînent
Pour étouffer le cri de sa haine.
Juste une seconde...
le temps s'arrête
Un client lève enfin la tête...
Mais le silence n'est qu'un mirage
Il se perd déjà dans le vacarme des âges.
[Outro]
Il jouait du blues...
Rien que du blues...
Dans ce piano-bar.
Analyse :
Le texte dépeint la figure mélancolique d'un musicien de jazz ou de blues, condamné à l'anonymat dans l'ambiance feutrée et indifférente d'un piano-bar.
Voici les points clés de ce récit poétique :
L'indifférence du public
Le pianiste joue chaque soir devant des clients plus occupés par l'alcool, le tabac et leurs propres conversations que par sa musique. Ses notes, qualifiées de "discrètes", se perdent dans le vacarme du bar.
La musique comme refuge
Face à ce mépris, l'artiste se replie sur lui-même ("seul face à son miroir"). La musique n'est plus un partage, mais une échappatoire personnelle :
Il se "soûle" de ses propres accords.
Il cherche "l'accord parfait" pour oublier sa misère.
Il transforme sa tristesse en "blues d'ivoire" pour garder espoir.

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